Tribunes politiques

Retrouvez les tribunes politiques de la période novembre-décembre 2019.

TOUS ENSEMBLE POUR BELFORT

Durant la campagne municipale de 2014, notre liste avait promis de « rompre avec la gabegie » de la précédente équipe municipale. La diminution sous notre mandat des frais de réception de 75 % et la suppression des chauffeurs et des voitures de fonction en sont les exemples les plus visibles.

Pour ce qui concerne les indemnités de maire, l’engagement avait été pris de renoncer à cette indemnité lorsqu’il était élu à l’Assemblée nationale, pour percevoir uniquement celles de député et de président de la Communauté d’Agglomération Belfortaine. Cet engagement a été scrupuleusement respecté jusqu’à la décision du Maire, prise en 2017 de se consacrer entièrement aux Belfortains et de laisser sa place de député. Depuis cette date, il perçoit une indemnité de maire à hauteur de 2 541 € nets mensuels.

S’agissant des collaborateurs de cabinet, le Maire et Président de Grand Belfort, soucieux de conserver une proximité permanente avec les Belfortains et les habitants de l’agglomération s’appuie sur une équipe de 7 personnes, comme l’autorise la loi, afin d’être à l’écoute et en capacité d’apporter une réponse à chaque personne qui le sollicite.

Voilà 6 ans que notre majorité assume les responsabilités municipales. Notre bonne gestion de la Ville a été reconnue par la Chambre régionale des Comptes qui souligne dans son dernier rapport que « Belfort présente une fiabilité budgétaire satisfaisante et en progression ». La dette a diminué de 3 millions d’euros malgré une baisse des subventions de l’État de 10 millions d’euros depuis le début du mandat. En parallèle, les charges de fonctionnement ont également baissé de 18,4 % et les impôts locaux n’ont pas augmenté.

Latifa Gilliotte,
Conseillère municipale déléguée

BELFORT INNOVANTE ET BIENVEILLANTE

Stop à la bétonisation à tout va !

Depuis le début du mandat, M Meslot a favorisé, de façon excessive, la mise à disposition de terrains et de bâtiments communaux, pour accélérer la construction de logements neufs, alors que la demande ne suivait pas la même courbe que celle de l’offre, sans parler du ralentissement du marché locatif et les nombreux logements vacants. Pour mémoire, 375 logements prévus sur le site hôpital, 200 aux Forges, 35 dans la Maison des Arts et du Travail, 32 en cours de construction au Parc à Ballons, 36 dans le Château Servin, 21 dans l’ancienne Résidence Bonnef, un lotissement à la Miottepas encore achevé, comme ceux du Champs de Mars et du Mont, le projet d’urbanisation à venir de l’ancienne caserne des pompiers, … !

De nombreux projets immobiliers ne trouvent pas preneurs et cette situation n’ira qu’en s’aggravant avec les sombres perspectives du plan de licenciement de General Electric et de ses sous-traitants sur l’économie locale. Face à nos nombreuses interpellations et au silence du maire sur cette question, nous demandons un ralentissement des constructions et de la bétonisation systématique de notre ville.

S Jaber (divers gauche), J Guiot (Génération.s), A Dreyfus Schmidt (PRG)

RÉUNIR

Servir plutôt que se servir

Pendant sa campagne en 2014, Damien Meslot avait fait cette promesse : « Je ne toucherai pas mon indemnité de maire pendant tout mon mandat », (L’Est Républicain, 20/03/2014). La réalité est toute autre : depuis 2017, il a décidé de s’octroyer l’indemnité de maire en plus de celle de président de l’agglomération au niveau du maximum autorisé.

Comme ces 8 758 € mensuels ne suffisent visiblement pas, il a fait adopter au dernier conseil municipal une délibération faisant de lui la seule personne de la mairie à bénéficier d’un remboursement intégral de ses frais de déplacement, alors que tous les agents de la ville et les autres élus sont limités à un forfait. Lui demandant de justifier ce privilège, René Schmitt, élu du groupe Réunir, n’a reçu pour seule réponse que des propos relevant de l’insulte. Damien Meslot n’utilise pas seulement l’argent public à son bénéfice personnel : son activité politique coûte cher à la ville et à l’agglomération. Sept personnes travaillent pour lui dans son cabinet, alors que Jean-Pierre Chevènement et Étienne Butzbach ne disposaient de deux ou trois collaborateurs.

L’Hôtel de Ville est aussi devenu le lieu d’un douteux mélange des genres : le 22 mars dernier, la salle d’honneur de la mairie a été utilisée pour une réception pour les nouveaux militants LR,le parti du maire. La ville de Belfort a besoin d’élus qui la servent, et non d’élus qui se servent.

Bastien Faudot (GRS), Emmanuel Filaudeau (LFI), Francine Gallien (DVG), René Schmitt (EELV), Selim Guemazi (GRS)

BELFORT BLEU MARINE

La rédaction n'a pas reçu la tribune.

NON AFFILIÉ À UNE LISTE

Ville jadis porteuse de nombreux progrès dans les domaines informatiques ferroviaires et nucléaires. S’étant accommodée sans méfiance de la vente du secteur 'turbines à gaz' d'Alsthom à GE après le protocole de Kyoto, puis du secteur turbo alternateurs récemment. Aujourd'hui 1/4 des habitants vivent sous le seuil de pauvreté et il y a une salle de sport, une tribune de stade et une maison médicale dans la zone industrielle.

Marc Archambault

NON AFFILIÉE À UNE LISTE

Le 03 octobre dernier, la 1re cérémonie « Les Lauriers de Collectivités » à l’initiative de l’Est Républicain et l’AMF a choisi de distinguer 9 lauréats (dont 8 élus sortants LR), le tout relayé dans 4 pleines pages de l’unique journal local... Comment le justifier, alors qu’à partir du 01/09/2019, toute campagne de promotion des réalisations ou de gestion des élus, communes ou EPCI intéressés par le scrutin de mars 2020 est interdite ?

Isabelle Lopez

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